Les autorités russes interdisent l'avortement dans la région occupée de Donetsk
Les défenseurs des droits de l'homme indiquent que l'administration en place sur la partie occipée de la région de Donetsk passe au contrôle direct des décisions reproductives des femmes. Ils expliquent que, sous les slogans de « protection de la maternité » et de « soutien à la natalité », de nouvelles règles se préparent. Celles-ci rendent factuellement impossible toute recommandation concernant l'interruption de grossesse et créent une pression juridique sur les médecins. Dans des pratiques similaires déjà en vigueur dans des régions de la Fédération de Russie, des amendes sont prévues pour ce qu'elles nomment la « propagande de l'avortement ».
Le Groupe de défense des droits souligne que le médecin ne peut désormais plus parler avec sa patiente de manière honnête et professionnelle, et que la femme ne peut plus décider librement pour son propre corps.
Les militants soulignent que cette situation paraît particulièrement cynique dans les conditions de la guerre. De nombreux cas de violences sexuelles commises par des militaires russes sont documentés sur les territoires occupés. Pourtant, le système mis en place ne considère pas une grossesse pouvant résulter d'un tel crime comme un motif suffisant pour protéger le droit de la femme à choisir.
Le Groupe de défense des droits de l'homme de l'Est précise que lorsque l'État commence à décider si une femme doit accoucher ou non, il ne s'agit plus d'une politique sociale. Cela représente un contrôle sur le corps, un élément supplémentaire de la politique systématique de pression sur la population des territoires temporairement occupés de l'Ukraine ainsi qu'une violation flagrante des droits reproductifs des femmes.
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