ISW : La Russie pourrait tirer profit du moratoire sur les frappes contre les infrastructures énergétiques

Un moratoire temporaire sur les frappes à longue portée pourrait être avantageux pour la Russie si la Fédération de Russie et l'Ukraine y participent.

Selon Ukrinform, cette information figure dans un rapport de l'Institut d'étude de la guerre (ISW).

Les analystes estiment qu'un moratoire d'une semaine sur les frappes énergétiques ne constitue pas une concession significative de la part de la Russie, étant donné que Moscou continue de rejeter un cessez-le-feu à long terme et a déjà proposé des moratoires similaires à court terme pour atteindre ses objectifs politiques.

« Les forces russes pourront accumuler des stocks de drones et de missiles qu'elles pourront utiliser pour lancer de grandes frappes combinées à l'avenir, tandis que l'Ukraine cessera ses frappes contre les infrastructures énergétiques russes », indique le rapport.

Les experts ont rappelé que le Kremlin avait déjà proposé des trêves à court terme dans le cadre d'une guerre cognitive afin de présenter le Kremlin comme une partie agissant dans un esprit de bonne volonté, tout en rejetant les appels de l'Ukraine et des États-Unis en faveur d'un moratoire plus long ou permanent sur les frappes à longue portée contre les infrastructures civiles.

Dans le même temps, l'Institut a noté que les conditions exactes de ce moratoire sur les frappes restent floues.

Pour rappel, le président américain Donald Trump a déclaré que le dirigeant russe Vladimir Poutine avait accepté de ne pas bombarder les villes ukrainiennes pendant une semaine en raison des températures extrêmement froides.

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