L’ONU dénonce la situation dramatique des Ukrainiens privés de chauffage, d’eau et d’électricité par les frappes russes
Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), la Russie a mené mercredi soir une nouvelle attaque massive contre les infrastructures énergétiques à travers le pays. Des centaines de milliers de civils se sont réveillés sans électricité ni chauffage, confrontés à des coupures prolongées d’eau et d’électricité.
« Les civils, qui subissent des bombardements continus, sont désormais forcés de braver un froid glacial », a déclaré le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, dans un communiqué. Il a rappelé que le droit international humanitaire interdit formellement de viser des infrastructures civiles, qualifiant ces frappes de violations graves.
Les conséquences touchent tous les aspects de la vie quotidienne : millions de foyers limités à quelques heures d’électricité par jour, écoles non chauffées contraintes à la fermeture, accès aux soins médicaux entravé. À Kyiv, quelque 2 600 immeubles résidentiels supplémentaires ont été privés de chauffage après les frappes nocturnes russes, selon les autorités locales. Les personnes âgées et handicapées se retrouvent souvent bloquées aux étages supérieurs, incapables de descendre sans ascenseur.
« Alors que l’électricité est péniblement rétablie par endroits, de nouvelles attaques replongent régulièrement des régions entières dans le noir », a regretté Volker Türk. Il a appelé la Russie à cesser immédiatement ces frappes, soulignant leur impact cruel sur une population déjà épuisée par la guerre.
Ces attaques systématiques, qui se poursuivent depuis l’automne 2025, s’inscrivent dans une stratégie de destruction des capacités énergétiques ukrainiennes, accentuant la vulnérabilité des civils face à un hiver particulièrement sévère.