L’ONU qualifie de crimes contre l’humanité les transferts forcés d’enfants ukrainiens vers la Russie
Un mécanisme de transfert organisé
Le président de la Commission, Erik Møse, indique que les autorités russes ont planifié ces opérations au plus haut niveau du gouvernement et des administrations régionales. Les transferts ont commencé peu avant l'invasion à grande échelle depuis cinq régions d'Ukraine et se sont déroulés de manière coercitive.
Quatre ans après les faits, 80 % de ces enfants ne sont toujours pas rentrés chez eux. De nombreux parents et tuteurs légaux poursuivent leurs recherches pour localiser les enfants et connaître leur sort. Le rapport précise que les autorités russes ont coordonné des mesures juridiques et pratiques pour organiser le placement à long terme de ces enfants dans des familles ou des institutions au sein de 21 régions de Russie et des zones sous contrôle russe en Ukraine.
Impact sur les familles et les mineurs
Les enquêteurs soulignent que ces disparitions forcées entraînent de longues séparations et des souffrances pour les familles. Les enfants concernés présentent des signes de traumatisme et d'anxiété. L'un d'eux, qui a pu retourner en Ukraine, a témoigné de sa peur de devoir vivre en Fédération de Russie. Les familles qui organisent le retour de leurs enfants font face à des obstacles administratifs et à des risques pour leur sécurité.