Face à la menace biélorusse, l'Ukraine promet des mesures de rétorsion symétriques et renforce sa sécurité
« Le régime de Loukachenko a agi en complice du régime russe, en mettant son territoire à disposition pour l'attaque contre l'Ukraine et pour des frappes de missiles. Nous avons tout enregistré juridiquement », a déclaré Andriy Sybiha, soulignant que le Belarus est co-auteur de l’agression russe depuis les premiers jours de la guerre à grande échelle contre l’Ukraine.
« L’Ukraine répondra toujours de manière miroir. Nous en avons le droit — article 51 de la Charte des Nations unies. Le droit à l'autodéfense. C’est pourquoi nous travaillons également avec nos partenaires pour neutraliser et minimiser ces menaces du côté biélorusse. Pour empêcher l'entraînement du peuple biélorusse dans une guerre qui n'est pas la sienne. Nous y travaillons », a affirmé le chef de la diplomatie.
Le 12 mai, le dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko a annoncé des plans de mobilisation ciblée de certaines unités militaires pour « se préparer à d'éventuelles actions de combat ». Il a prétendu que la Biélorussie était « orientée vers la paix », mais que l'armée devait être prête à la guerre « en cas de besoin ».
Le 15 mai, le président Volodymyr Zelensky a déclaré qu’il avait ordonné aux Forces de défense et aux organes de sécurité de l’Ukraine de préparer un plan de réponse aux menaces venant de Belarus, et a annoncé le renforcement de l’axe Tchernihiv-Kyiv.
Le 18 mai, le ministère de la Défense du Belarus a annoncé le début d’exercices « planifiés » sur l’utilisation au combat d’armes nucléaires. Le lendemain, le ministère russe de la Défense a annoncé des exercices nucléaires conjoints avec la République de Belarus.
Le 21 mai, le Service de sécurité de l’Ukraine a fait part de mesures de sécurité sans précédent dans cinq régions d’Ukraine à la frontière avec la Russie et le Belarus afin de contenir l’adversaire.
Le même jour, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky s’est rendu dans la ville de Slavoutytch, près de la frontière biélorusse, et a mis en garde le Belarus contre les conséquences d’une agression face à l’Ukraine. Loukachenko a déclaré par la suite qu'il « ne comptait pas » s'impliquer dans la guerre en Ukraine et s'est dit prêt à rencontrer Zelensky « en n'importe quel point ».