Le SBU affirme avoir identifié de nouveaux cas d’utilisation de munitions contenant de l’uranium appauvri par la Russie
Selon l’enquête, les forces russes utilisent des éléments radioactifs provenant de missiles R-60M, qu’elles auraient adaptés pour être embarqués sur leurs drones.
Lors de l’examen des sites frappés par les drones russes et de contrôles radiologiques de leurs ogives, les enquêteurs et les spécialistes du Service national ukrainien des situations d’urgence ont relevé des niveaux de radiation jusqu’à 80 fois supérieurs au niveau naturel.
Le débit de dose gamma mesuré sur certains débris de drones allait de 8,3 à 24 μSv/h, contre une norme sanitaire admissible de 0,3 μSv/h. Selon le SBU, un tel niveau de rayonnement constitue une menace directe pour la santé humaine et l’environnement.

Une expertise ordonnée par le SBU a établi que les ogives de ces missiles contenaient des matières nucléaires identifiées comme de l’uranium 235 et de l’uranium 238.
La présence de composants radioactifs a été confirmée à l’aide d’appareils de dosimétrie et d’un système mobile automatisé de surveillance radiologique.
Après la découverte et l’analyse de ces munitions dangereuses, des opérations ont été menées afin de les neutraliser et de protéger la population.
Le SBU a ouvert une enquête pénale en vertu de l’article 438 du Code pénal ukrainien, relatif aux crimes de guerre.

Le service appelle la population à la plus grande prudence en cas de découverte de débris de drones, de missiles ou d’autres munitions. Il est strictement déconseillé de s’en approcher, de les toucher ou de les déplacer.
Photo : SBU