L’ONU alerte sur une forte hausse du nombre de victimes civiles en Ukraine
Selon elle, des immeubles d’habitation, des aires de jeux pour enfants, des stations-service, des marchés et des entrepôts logistiques ont été pris pour cible, tandis que Kyiv reste régulièrement sous le feu des frappes russes.
Depuis le début du mois, au moins 56 civils ont été tués dans la capitale ukrainienne et 232 autres blessés.
Kayoko Gotoh a également fait état d’attaques quotidiennes contre les communautés situées près de la ligne de front dans les régions de Donetsk, Kharkiv, Soumy, Kherson, Dnipropetrovsk et Zaporijjia, notamment au moyen de bombes aériennes guidées.
Depuis le début de l’invasion russe à grande échelle, l’ONU a confirmé la mort d’au moins 16 141 civils, dont 803 enfants, ainsi que 48 613 blessés, parmi lesquels 2 960 enfants. La responsable onusienne a également évoqué les victimes civiles dans les territoires ukrainiens temporairement occupés par la Russie.
« Ces attaques sont inacceptables et injustifiables et doivent cesser immédiatement. L’ONU condamne de manière constante et sans équivoque de telles attaques, où qu’elles se produisent », a déclaré Kayoko Gotoh.
Elle a également alerté sur les conséquences de la nouvelle vague d’attaques russes contre les ports de la mer Noire et les navires commerciaux, qui font peser de graves risques sur la sécurité alimentaire mondiale. Selon elle, les ports d’Odessa, de Tchornomorsk, de Pivdennyï, d’Izmaïl et de Mykolaïv sont régulièrement visés. Plus de six attaques contre des navires civils ont été recensées depuis le début du mois, faisant 44 morts ou blessés parmi les membres d’équipage.
Selon Kayoko Gotoh, les données de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement montrent que les prix mondiaux du blé ont augmenté de 20 % depuis le début du mois, atteignant leur niveau le plus élevé depuis mars 2024.
La responsable de l’ONU a également fait part de son inquiétude concernant la situation à la centrale nucléaire de Zaporijjia. Elle a rappelé que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait signalé le 15 juillet une 22e perte totale de l’alimentation électrique externe de la centrale depuis le début de la guerre. Dix de ces incidents se sont produits au cours des trois derniers mois.
Kayoko Gotoh a appelé les parties à reprendre les efforts diplomatiques.
« Nous ne devons pas laisser cette dangereuse spirale d’escalade se poursuivre. Nous appelons toutes les parties concernées à renouer le dialogue et à engager des négociations globales visant à faire baisser les tensions et à parvenir à un cessez-le-feu immédiat, complet et sans condition », a-t-elle souligné.
Selon elle, il s’agirait d’une « étape importante et nécessaire » vers l’instauration d’une paix juste, durable et globale, conformément à la Charte des Nations unies, au droit international et aux résolutions pertinentes.