G7 aux Vaux-de-Cernay : L'Ukraine au cœur d'un front commun pour la sécurité mondiale
Face à une Russie qui multiplie les assauts contre les infrastructures civiles, les sept grandes puissances, rejointes exceptionnellement par Kyïv, entendent durcir la pression sur Moscou et garantir la résilience énergétique et militaire du peuple ukrainien, ressort-il du communiqué du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.
Sous la présidence française, ce sommet des chefs de la diplomatie se veut celui des « avancées concrètes ». Dans un geste fort de solidarité, l’Ukraine a été associée aux travaux aux côtés d'autres grandes économies émergentes comme l'Inde, le Brésil ou la Corée du Sud. L’objectif est clair : démontrer que la défense de la souveraineté ukrainienne est le pilier d'un nouvel ordre international plus juste et stable.
Le G7 réaffirmera son engagement capacitaire et énergétique envers Kyïv. Un point crucial des discussions portera sur le renforcement des sanctions contre la Russie, avec une priorité absolue : la lutte contre sa « flotte fantôme » qui permet au Kremlin de contourner les embargos pétroliers.
Parmi les urgences humanitaires et environnementales, la France et ses partenaires mobiliseront une levée de fonds internationale pour la restauration de l'arche de confinement de Tchernobyl. Ce site hautement sensible a été sévèrement endommagé par une frappe russe en 2025, faisant peser une menace nucléaire sur l'ensemble de la région.
Outre le dossier ukrainien, les ministres chercheront des voies de négociation pour stopper les programmes nucléaires et balistiques iraniens et assurer la sécurité des voies maritimes. Le sommet abordera également les crises au Soudan, à Haïti et à Gaza, tout en scrutant l'évolution des tensions au Venezuela et à Cuba.
Enfin, la présidence française lance une offensive contre les menaces "invisibles". Une task-force du G7 sera créée pour instaurer un réseau portuaire international contre le narcotrafic. Ces efforts seront complétés par deux rendez-vous majeurs à venir : une conférence régionale de sécurité dans les Caraïbes en juillet 2026 et la cinquième conférence « No Money For Terror » à Paris le 19 mai prochain, afin de tarir les sources de financement du terrorisme mondial.