Barrot : Le Royaume-Uni s'est joint à l'initiative pour limiter le droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU
Cette déclaration a été faite par le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, lors d’un point de presse avec des journalistes à l’ONU, rapporte le correspondant d’Ukrinform.
« En ce qui concerne la réforme du Conseil de sécurité, nous avons réalisé des progrès significatifs : le Royaume-Uni, qui est membre permanent du Conseil de sécurité, est devenu le 128e pays à rejoindre l’initiative que la France, en collaboration avec le Mexique, promeut depuis déjà dix ans », a déclaré Barrot.
Selon lui, cette initiative prévoit que les membres permanents du Conseil de sécurité s'abstiennent volontairement d'exercer leur droit de veto en cas de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre à grande échelle.
« Nous constatons que le Conseil de sécurité est incapable d’agir et de prendre les décisions nécessaires pour mettre fin aux crimes de masse ou pour en punir les auteurs. Cela s’explique par l’usage irresponsable du droit de veto par certains membres permanents du Conseil de sécurité », a souligné le chef de la diplomatie française.
Il a ajouté qu’il y a six mois encore, 107 États soutenaient cette déclaration, et qu’aujourd’hui leur nombre est passé à 128, ce qui témoigne d’une « véritable dynamique ».
La France a proposé en 2013 un mécanisme d’autolimitation volontaire des membres permanents du Conseil de sécurité, puis a présenté en 2015, conjointement avec le Mexique, une déclaration politique à ce sujet.
Cette initiative ne prévoit pas la suppression du droit de veto ni la modification de la Charte des Nations unies. Il s’agit d’un engagement politique volontaire des cinq membres permanents du Conseil de sécurité – la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, la Chine et la Russie – à ne pas bloquer les décisions en cas de crimes de masse.
Photo : France Diplomatie