L’OMS : L'épidémie de coronavirus est désormais une pandémie

L’OMS : L'épidémie de coronavirus est désormais une pandémie

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Ukrinform
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré mercredi que l’épidémie de coronavirus Covid-19, qui a contaminé plus de 110.000 personnes dans le monde depuis fin décembre, est désormais une pandémie.

Cette information a été communiquée sur le site de l’Organisation des Nations Unies.

« Nous avons estimé que le Covid-19 peut être qualifié de pandémie », a déclaré le Directeur général de l’OMS, Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse à Genève.

Pour autant, selon le chef de l’agence onusienne, le mot « pandémie » n’est pas à utiliser à la légère. « C’est un mot qui, s’il est mal utilisé, peut susciter une crainte déraisonnable, ou une acceptation injustifiée que le combat est terminé, entraînant des souffrances et des morts inutiles », a-t-il insisté auprès des médias.

Mais la réalité de l’évolution ou de la propagation du virus est qu’au cours des deux dernières semaines, « le nombre de cas en dehors de la Chine a été multiplié par 13 et le nombre de pays touchés a triplé », selon l’OMS.

Selon la dernière mise à jour du tableau de bord de l’OMS établi dans la soirée de mercredi, le bilan de l’épidémie de Covid-19 est 4.292 morts dans le monde, pour 118.381 cas dans 114 pays et territoires.

Le chef de l’OMS a ainsi fait part de sa profonde inquiétude face aux « niveaux alarmants d’inaction » de la communauté internationale alors que les niveaux de propagation de l’épidémie sont «alarmants». « Des milliers d’autres personnes se battent pour leur vie dans les hôpitaux », a-t-il ajouté, tout en mettant en garde sur le fait que dans « les jours et les semaines à venir », le nombre de cas, de décès et de pays touchés allait augmenter.

Face à un tel scénario, le chef de l’OMS a appelé, une fois de plus, les pays à agir pour « contenir » l’épidémie et soutient que « décrire la situation comme une pandémie ne change pas l’évaluation de la menace posée par ce coronavirus ». « Cela ne change pas ce que l’OMS fait, et cela ne change pas ce que les pays devraient faire », a ajouté Dr. Tedros. « Nous avons appelé chaque jour les pays à prendre des mesures urgentes et agressives. Nous avons tiré la sonnette d’alarme haut et fort », a-t-il insisté.

Une façon pour l’agence onusienne de rappeler qu’on n’a « jamais vu auparavant une pandémie déclenchée par un coronavirus ». Dr. Tedros a affiché la détermination de son agence, qui est « en situation de lutte contre la propagation » depuis qu’elle a été informée des premiers cas.

Plus globalement, l’OMS estime pourtant que le simple fait de regarder le nombre de cas et le nombre de pays touchés « ne dit pas tout » sur la maladie. D’autant que sur les plus de 118.000 cas signalés dans le monde dans 114 pays, « plus de 90% des cas se trouvent dans seulement quatre pays, et deux d’entre eux - la Chine et la Corée du Sud - ont des épidémies en nette diminution ». En outre, 81 pays n’ont pas signalé de cas, et 57 pays ont signalé 10 cas ou moins.

« Nous ne pouvons pas le dire assez fort, ni assez clairement, ni assez souvent : tous les pays peuvent encore changer le cours de cette pandémie », a indiqué le Directeur général de l’OMS.

Mais pour gagner ce combat contre le nouveau coronavirus, l’OMS insiste sur certains fondamentaux.

« Si les pays détectent, testent, traitent, isolent, tracent et mobilisent leur population dans la riposte, ceux qui ont une poignée de cas peuvent empêcher que ces cas ne deviennent des foyers, et que ces foyers ne deviennent une transmission communautaire », a fait remarquer Dr. Tedros.

Dans un tel dispositif, l’OMS soutient que même les pays qui ont une transmission communautaire ou de grands foyers peuvent renverser la tendance sur ce coronavirus.

« Plusieurs pays ont démontré que ce virus peut être supprimé et contrôlé », relève Dr Tedros, non sans ajouter que « le défi pour de nombreux pays qui sont maintenant confrontés à de grands foyers de Covid-19 ou à la transmission communautaire n’est pas de savoir s’ils peuvent faire la même chose - mais s’ils le feront ». « Certains pays sont aux prises avec un manque de capacités. Certains pays se débattent avec un manque de ressources. Certains pays se débattent avec un manque de détermination », a souligné le chef de l’OMS.

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