La Russie diffuse de fausses informations sur les Ukrainiens aux Jeux olympiques, maquillées en reportages de médias étrangers
Selon le Centre, des publications affirment que l’Agence mondiale antidopage (AMA) aurait prétendument « assoupli les contrôles antidopage pour l’équipe ukrainienne », en invoquant le « stress psychologique lié à la guerre » et l’éventuelle prise de sédatifs. Ces allégations sont présentées comme émanant d’instances sportives internationales.
Une autre fausse information diffusée dans le cadre de cette campagne évoque l’histoire inventée d’un traducteur de la délégation ukrainienne en Italie, qui serait devenu le « 52e traducteur ayant fui la délégation » ces derniers mois. Selon cette version relayée par des canaux prorusses, il aurait « disparu » après avoir parlé à la presse, laissant son téléphone dans sa chambre afin d’éviter toute localisation.
Le Centre souligne que ces deux récits sont entièrement fabriqués. L’Agence mondiale antidopage n’a adopté aucune décision visant à « alléger » les contrôles pour les sportifs ukrainiens. De même, aucune information officielle ne fait état d’une quelconque « fuite » d’un traducteur de la délégation ukrainienne.
Comme dans des cas précédents, ces fausses informations ont d’abord été diffusées par des chaînes Telegram russes, avant d’être amplifiées par un réseau de comptes de propagande.
« L’un des traits caractéristiques de cette campagne est l’imitation de reportages télévisés de médias occidentaux, destinée à créer une illusion de crédibilité », a souligné le Centre, rappelant avoir déjà démenti par le passé des montages similaires, notamment un faux reportage sur l’isolement supposé des athlètes ukrainiens lors des Jeux.
Selon le Centre, cette campagne vise à discréditer les sportifs ukrainiens aux Jeux olympiques et à affaiblir le soutien de la communauté européenne à l’Ukraine.
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