La participation des athlètes russes aux compétitions internationales engendre des conséquences politiques et sécuritaires selon un commissaire européen
« La Russie continue d'instrumentaliser le sport à des fins politiques. Les récentes décisions prises par des organisations telles que World Aquatics de réintégrer la Russie ne sont pas des cas isolés », a rappelé le commissaire. Il a cité une tendance allant du Comité international paralympique aux changements de position du CIO, mentionnant également les appels du président de la FIFA, Gianni Infantino, à réadmettre la Russie dans le football mondial.
« L'idée est de créer un précédent », a-t-il averti, contrastant cette situation avec celle des athlètes ukrainiens qui s'entraînent sous les frappes de missiles, au milieu d'infrastructures détruites et au péril de leur vie.
Glenn Micallef a souligné que le problème ne résidait pas dans le passeport des sportifs, mais dans l'utilisation du sport comme outil de propagande : « Les drapeaux, les hymnes et les uniformes ne sont pas neutres. Les autoriser est un choix politique. »
Le commissaire européen a également insisté sur les problèmes de sécurité concrets que l'accueil d'athlètes russes pose aux pays hôtes. S'adressant aux instances dirigeantes du sport, il a conclu : « Ces décisions ne sont pas prises dans un vide. Elles ont des conséquences politiques et sécuritaires.».
Récemment, la Fédération internationale de natation (World Aquatics) a levé les restrictions concernant les sportifs russes et biélorusses, leur permettant désormais de concourir avec leurs uniformes, drapeaux et hymnes nationaux.
Photo: commission.europa.eu