En Crimée, le point de non-retour dans la destruction du patrimoine culturel est dépassé

Le point de non-retour dans la destruction de certains monuments du patrimoine culturel de Crimée, en particulier le palais de Bakhtchissaraï, a déjà été dépassé.

Cette information a été communiquée par Rustem Skibin, célèbre céramiste tatar de Crimée, qui a travaillé en Crimée jusqu'en 2014, dans un commentaire accordé à Ukrinform.

«Le point de non retour a déjà été dépassé. En ce qui concerne le palais de Bakhtchissaraï, les artefacts matériels qu’il contenait ont été démantelés, reconstruits, reremplis, remplacés par d'autres matériaux sur le toit. Je ne sais pas où on peut se procurer des matériaux pour restaurer un faisceau vieux de 300 ans», a précisé Skibin.

Il a également déclaré que des fouilles archéologiques étaient en cours sur la péninsule, mais que le sort des objets découverts restait inconnu.

«De plus, il y a des questions sur la conduite des fouilles archéologiques. Nous ne connaissons pas le sort des objets qui ont été trouvés. Nous ne savons pas s’ils ont été déplacés, emportés hors de Crimée, enregistrés quelque part. Les organisations internationales ne sont pas présentes», a-t-il déclaré.

Comme Ukrinform l’a déjà relevé, afin de sauver le palais de Bakhtchissaraï en Crimée occupée, l’Ukraine demande de l’inclure sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO et conjointement sur la liste des sites menacés.

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EH