En France, 5 000 exemplaires d’un roman graphique sur la guerre russo-ukrainienne vendus en deux mois
L’ouvrage est le fruit d’un travail commun de la spécialiste des études culturelles Mariam Naïem et des illustrateurs Ioulia Vus et Ivan Kypybida.
Selon la cofondatrice de la maison d’édition, Lilia Omelianenko, les ayants droit n’ont pas encore communiqué de bilan complet des ventes pour l’année écoulée, ce qui ne permet pas d’établir avec précision le tirage total de l’édition française. Celui-ci atteindrait toutefois au moins 10 000 exemplaires.

« Nous ne nous attendions évidemment pas à un tel succès, mais il ne faut pas oublier que les pays francophones ont une longue tradition de bande dessinée : chaque année, des milliers de titres paraissent et, dans de nombreuses familles, on trouve des dizaines de BD pour tous les âges et tous les goûts. Ce n’est pas le cas en Ukraine, où ce genre reste peu répandu », a expliqué Omelianenko.
L’édition française est parue sous l’imprint Robinson, marque du groupe éditorial Hachette Livre, l’un des leaders mondiaux du secteur. Le livre est disponible en France, en Belgique, en Suisse, au Canada ainsi que dans d’autres pays francophones.

Fait notable, la traduction française a été publiée avant l’édition originale ukrainienne.
« Ce roman graphique raconte notre longue guerre avec la Russie. Depuis le début de l’invasion à grande échelle, de nombreux récits, notamment graphiques, ont été produits par des auteurs étrangers. Mais cette guerre, c’est nous qui la vivons. Il était important pour nous de la raconter nous-mêmes, pour que nous-mêmes comme les lecteurs étrangers la voient à travers notre regard, telle que nous la ressentons. C’est un rappel que, du point de vue historique, les guerres ne sont jamais des histoires simples, mais que, du point de vue personnel, la question est élémentaire : vais-je vivre ou non ? », peut-on lire dans l’annotation.

Les droits du roman graphique ont également été acquis par l’éditeur polonais Timof et par la maison finlandaise Tammi.



Illustration : maison d’édition « Vydavnytstvo »