Guerre en Ukraine : Trois morts et dix-huit blessés dans des bombardements russes sur la région de Kherson
Ce déchaînement de violence a coûté la vie à un policier, deux personnes civiles âgées, et fait dix-huit blessés parmi la population civile, selon le bilan communiqué par l’administration militaire régionale.
La journée du 3 mars a débuté par un drame à l’aube. Aux environs de 5h00 du matin, un drone a frappé à proximité immédiate d’un véhicule de service. L'attaque a tué sur le coup un patrouilleur de 39 ans, Andriy Antsybor, et blessé l'un de ses collègues.
La ville de Kherson elle-même a été particulièrement meurtrie par des attaques ciblées dans le quartier Dniprovsky. Dès 8h00, un drone a frappé un couple de sexagénaires, les laissant en état de choc avec de graves blessures liées aux explosions. À peine une heure plus tard, deux autres femmes, âgées de 67 et 74 ans, ont été prises pour cible par un autre engin sans pilote. Atteintes par des éclats aux membres, elles ont été évacuées vers l'hôpital dans un état jugé préoccupant.
La terreur ne s'est pas limitée à la ville. Dans le village de Darivka, une femme de 66 ans a été blessée alors qu'elle se trouvait dans sa voiture, victime d'une frappe de drone ayant provoqué une commotion cérébrale et un traumatisme crânien.
Le 4 mars 2026, vers 09h05, l'armée russe a bombardé un carrefour à Kherson, tuant une femme de 76 ans et un homme de 35 ans qui se trouvaient dans la rue.
Vers 08h00, un drone russe a attaqué une voiture dans le centre-ville de Kherson. Un homme de 47 ans qui se trouvait à bord a été blessé. Les médecins ont diagnostiqué une contusion et un traumatisme lié à l'explosion.
Vers 09h00, l'armée russe a frappé le quartier Dnipro de Kherson. Un homme de 69 ans a été blessé par l'explosion et des éclats d'obus à la jambe. Il a été transporté à l'hôpital pour recevoir des soins médicaux.
Au-delà des attaques immédiates, le traumatisme des jours précédents continue de resurgir dans les hôpitaux de la région. Une famille entière — un couple et leur fille de 16 ans — s'est présentée aux urgences après avoir survécu à un pilonnage dans le quartier Korabelny le 2 mars. Le même jour, une fillette de neuf ans a également dû recevoir des soins urgents pour une réaction aiguë au stress et des blessures causées par des déflagrations survenues lors d'un raid précédent. Ces arrivées successives témoignent de l'impact durable et dévastateur des frappes russes sur la santé physique et mentale des habitants de Kherson.