L’armée russe intensifie ses frappes de drones pour élargir la « zone de mort » dans la région de Kherson
Les forces russes lancent désormais entre 700 et 800 drones-kamikazes par jour sur ce secteur. Parmi eux, 300 à 350 sont des drones à voilure fixe ou des munitions rôdeuses (comme les « Molniya » et « Lancet »). Ces modèles, tout comme les « Shahed » à propulsion réactive, offrent une portée et une vitesse accrues. L'objectif est de paralyser la logistique et les infrastructures de transport ukrainiennes en frappant plus loin derrière les lignes de front.
Si cette zone de mort s'étendait auparavant sur 10 à 15 kilomètres de part et d'autre de la ligne de front, elle atteint désormais 20 kilomètres de profondeur dans les zones de plaine. Grâce à la modernisation de leurs systèmes, les Russes ciblent désormais des secteurs où il était auparavant possible de bénéficier d'une sécurité relative.
Vladyslav Volochyn avertit qu'il est devenu impossible de se sentir à l'abri, même à 20 kilomètres de la ligne de front. En complément de cette offensive aérienne, l'artillerie russe maintient une pression extrême avec environ une centaine de bombardements quotidiens sur cette zone.