Guerre en Ukraine : 60% des civils tués par les bombardements russes vivaient dans les zones de première ligne
La Haut-Commissaire adjointe aux droits de l’homme de l’ONU, Nada Al-Nashif, a averti devant le Conseil des droits de l'homme à Genève que l'usage intensif des drones d'attaque russes aggrave considérablement la situation sur le terrain.
Au cours des deux premiers mois de cette année, 60 % de toutes les victimes civiles se trouvaient dans les régions de première ligne. Les données révèlent une réalité tragique pour les plus vulnérables, puisque près de la moitié des personnes tuées étaient des personnes âgées. Nada Al-Nashif a précisé que les attaques impliquant des drones russes à courte portée sont désormais la principale cause de décès et de blessures, aussi bien dans les zones contrôlées par le gouvernement ukrainien que dans les territoires occupés.
Les chiffres de l'organisation internationale montrent une accélération alarmante de la violence. En 2025, au moins 580 civils ont été tués et 3 000 blessés lors de telles attaques. Cependant, rien qu’au cours des deux premiers mois de cette année, le bilan s'élève déjà à 107 civils tués et 430 blessés, ce qui représente un quasi-doublement du taux de victimes par rapport aux périodes précédentes.
La Haut-Commissaire adjointe a ajouté que 95 % de ces victimes de drones ont été recensées sur le territoire contrôlé par le gouvernement ukrainien. Le danger est tout aussi omniprésent dans les zones occupées par la Russie, notamment dans le district d’Olechky, au sein de la région de Kherson, où les habitants font état d’attaques de drones incessantes.
Enfin, Mme Al-Nashif a souligné l'extrême difficulté des évacuations à cause des mines terrestres qui jonchent les routes. Cette situation laisse de nombreuses personnes piégées près de la ligne de front, où elles doivent faire face à des pénuries alimentaires et à des besoins humanitaires critiques.