Zelensky estime que la lutte pour le contrôle du ciel deviendra décisive dans cette guerre
« Cette guerre est en train de changer. Aujourd'hui, la paix et la victoire appartiennent à celui qui est le plus intelligent. C'est très difficile pour nous, mais nos soldats, au prix de leur vie, ont arrêté la guerre sur le champ de bataille – sur la ligne de contact. La guerre continue, mais le front n'avance plus. Lorsque le front n'avance plus et que l'ennemi ne peut pas pénétrer par la mer, il reste le ciel. Aujourd'hui, la bataille se joue dans les airs. C'est un changement de priorités dans cette guerre », a expliqué Volodymyr Zelensky.
Il a souligné que dans cette équation, il y a un facteur inconnu : la défense antimissile balistique.
« Et c'est un énorme problème. Nous n'étions pas préparés, nous n'avions pas de programmes antimissiles balistiques, nous n'avions pas cet héritage soviétique. Tout est allé à Moscou et n'est pas resté en Ukraine. Nous n'avions pas d'armes nucléaires, sans lesquelles vous n'êtes pas dans ce club. Vous êtes dans le club de ceux qui peuvent être attaqués », a déclaré le président.
Il a estimé que la lutte pour le contrôle du ciel deviendra décisive dans cette guerre.
« Dans les airs, c'est l'intelligence qui l'emportera aujourd'hui. J'en suis absolument convaincu. Si les partenaires n'abandonnent pas l'Ukraine avec les fonds nécessaires à sa résilience, si nos soldats tiennent bon et maintiennent le champ de bataille, et si chaque kilomètre coûte aux Russes des dizaines, voire des centaines de milliers d'hommes, alors nous nous battrons pour le ciel », a déclaré le président.
Comme l'avait rapporté Ukrinform, lundi, après une nouvelle attaque massive, Volodymyr Zelensky a salué les bons résultats obtenus dans l'interception des drones et des missiles de croisière, mais pas des missiles balistiques. Il a exprimé l'espoir que le sommet de l'OTAN à Ankara apporterait « des décisions fortes en soutien à notre défense aérienne ».