En Ukraine, les mines russes ont déjà fait plus de 1 600 victimes civiles
Les incidents liés aux mines et aux restes explosifs de guerre sont recensés et traités par cette administration, qui enregistre les données dans le système national d’information consacré à l’action antimines.
Cette base de données permet notamment aux victimes de bénéficier d’une aide financière versée par des organisations internationales. Entre 2023 et 2026, 185 personnes victimes d’incidents liés aux mines ont ainsi reçu une aide internationale d’un montant total de plus de 3,4 millions de hryvnias.
Cette aide couvre notamment les frais de traitement et de réadaptation, ainsi que l’achat d’équipements permettant aux personnes souffrant de blessures liées aux mines et aux explosifs de suivre une formation ou de travailler à distance.
Les indemnisations sont versées sur la base des informations figurant dans la base de données de l’Autorité nationale chargée de l’action antimines.
La Direction générale de l’action antimines, de la protection civile et de la sécurité environnementale, qui assure le secrétariat de cette autorité, recueille, analyse et vérifie les données relatives aux incidents et à leurs victimes avant de les intégrer au système national d’information sur l’action antimines.
Ces informations sont transmises par les administrations militaires régionales, les services régionaux du Service d’État ukrainien des situations d’urgence et la Police nationale.
Cette collecte de données s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des obligations prévues par les protocoles II et V de la Convention sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination.