Des drones ont attaqué l'usine chimique « Azot » dans la région de Perm et un centre de données dans la région de Nijni Novgorod, en Russie, selon les médias
L’information a été rapportée par la chaîne Telegram ASTRA, selon Ukrinform.
D'après l'analyse OSINT d'ASTRA, l'usine « Azot » est en feu à Bereznyki, dans la région de Perm, suite à une attaque de drones.
Le bilan quotidien du ministère russe de la Défense, qui fait état de la destruction de 443 drones au-dessus du territoire russe la nuit dernière, mentionne une intervention de la défense antiaérienne dans la région de Perm.
Le 11 septembre, ASTRA avait déjà signalé une attaque contre l’usine Azot.
Il est indiqué que cette filiale d’« Uralkhim » située à Bereznyki est le successeur du combinat chimique de Bereznyki et produit de l’ammoniac, de l’acide nitrique, du salpêtre d’ammonium et de potassium, de l’urée, des sels de nitrite-nitrate et d'autres produits chimiques.
L'acide azotique est utilisé par les entreprises du complexe militaro-industriel pour la fabrication d'explosifs et de poudre à canon, notamment par l'usine de poudre à canon de Perm, l'usine « Ural » de Solikamsk, le combinat chimique Aleksinsky et l'usine d'oléum de Biysk.
L'usine « Azot » emploie 2 500 personnes.
Par ailleurs, The Moscow Times rapporte que, dans la nuit, des drones ont attaqué le centre de traitement des données du Service fédéral des impôts de Russie situé à Gorodets, dans la région de Nijni Novgorod.
Il s’agit d’un centre de réserve du Service fédéral des impôts, mis en service en 2015. Il sert de centre de secours pour le principal nœud de communication situé à Doubna, près de Moscou.
Ce centre pourrait abriter non seulement des données fiscales, mais aussi des informations sur la population, notamment des données d’état civil, des registres cadastraux et d’autres renseignements.
À la suite de l’attaque contre le centre de données municipal, le directeur exécutif de l’« Association pour la protection d’Internet », Mykhaïlo Klymariov, a estimé que les conséquences de cette attaque pourraient « faire s’effondrer l’ensemble du système fiscal » et entraîner des répercussions désagréables pour un grand nombre de Russes, qui devront prouver leurs droits sur leurs appartements et leurs terrains.
La première photo est illustrative