L'UE sanctionne des entreprises russes impliquées dans la surveillance généralisée et la répression
Ces sanctions visent notamment l'utilisation croissante par la Russie de nouvelles technologies pour restreindre la liberté d'expression, l'accès à l'information et la liberté d'association.
Parmi les entités visées figurent la société VK (anciennement VKontakte) et sa filiale Communication Platform, responsable du développement et de la gestion de l'application Max App, placée sous la supervision du FSB. Cette application, préinstallée sur tous les appareils mobiles vendus en Russie, intègre des fonctions de surveillance étendues, utilisées pour réprimer les utilisateurs critiques de la guerre ou publiant des contenus interdits par les autorités.
L'UE sanctionne également Citadel, VAS Experts et Norsi-Trans, des entreprises qui fabriquent, développent et vendent du matériel et des logiciels liés au système SORM (Système d'actions d'enquête opérationnelles). Ce dispositif permet de contrôler les communications internet et mobiles en Russie, en surveillant les appels téléphoniques, les courriels, les SMS et les réseaux sociaux, ciblant journalistes, opposants politiques, minorités et citoyens ordinaires.
Les quatre personnes sanctionnées occupent des postes de direction dans ces entreprises et sont donc tenues pour responsables de violations graves des droits humains et de la répression en Russie.
Au total, 98 individus et sept entités sont désormais inscrits sur cette liste. Les personnes sanctionnées sont soumises au gel de leurs avoirs, et les citoyens et entreprises de l'UE ne peuvent pas mettre de fonds à leur disposition. Elles sont également frappées d'une interdiction de voyager, qui les empêche d'entrer ou de transiter par le territoire de l'Union européenne.