Les États-Unis condamnent l’annexion de la Crimée, les pays européens suivent

Les États-Unis condamnent l’annexion de la Crimée, les pays européens suivent

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Ukrinform
Les États-Unis ne reconnaissent pas les prétentions de la Russie à la souveraineté sur la Crimée occupée et l'accusent d'affaiblir les principes internationaux de paix et de sécurité.

Ceci est indiqué dans la déclaration de Mike Pompeo, secrétaire d'État des États-Unis, rendue publique le 25 juillet.

«En envahissant l'Ukraine en 2014 et en tentant d'annexer la Crimée, la Russie  a cherché à saper les fondements des principes internationaux partagés par les États démocratiques: un pays ne peut pas changer les frontières d’un autre pays par la force», peut-on lire dans le communiqué.

Il est indiqué dans la déclaration que la Russie elle-même avait accepté ce principe dans la Charte de l'ONU, promettant de s'abstenir de toute menace par la force ou l'usage de la force contre l'intégrité territoriale et l'indépendance politique de tout État. Ce principe fondamental est également confirmé dans l'Acte final d'Helsinki et représente «l'un des fondements» sur lequel repose la sécurité.

«Les États-Unis réaffirment une fois de plus leur non-reconnaissance des revendications de souveraineté du Kremlin sur un territoire saisi par la force, ce qui est contraire au droit international. Avec ses alliés, ses partenaires et la communauté internationale, les États-Unis ne reconnaissent pas les tentatives russes d'annexer la Crimée et s'engagent à soutenir cette politique jusqu'à ce que l'intégrité territoriale de l'Ukraine soit rétablie», a déclaré le chef du département d'État des États-Unis.

Plusieurs pays européens ont suivi les États-Unis en publiant des déclarations qui condamnent l’annexion de la Crimée par la Russie.

C’est ainsi que Heiko Maas, ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne, a publié la déclaration correspondante sur son Twitter:

«L'annexion de la Crimée contredit le droit international, et nous le soulignerons encore et encore. Et nous n'aborderons pas l'ordre du jour habituel, peu importe combien de temps cela prendra», a-t-il écrit.

Le Royaume-Uni a également réagi à la déclaration de Pompeo. Le ministère des Affaires étrangères britannique affirme son soutien à la position des États-Unis sur la non-reconnaissance des revendications de la Russie concernant la souveraineté sur la Crimée occupée.

«Le Royaume-Uni se joint à la déclaration ferme des États-Unis sur la non-reconnaissance de l'annexion illégale de la Crimée. La position de la Grande-Bretagne est claire: nous condamnons la violation par la Russie du droit international, la Crimée est le territoire de l'Ukraine. Nous restons pleinement engagés à respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine à l'intérieur de ses frontières internationalement reconnues», peut-on lire dans le communiqué.

Le Londres officiel a également exprimé sa préoccupation au sujet du faible niveau de respect des droits de l'Homme en Crimée: «Le Royaume-Uni reste également profondément préoccupé par la situation des droits de l'Homme en Crimée, où nous voyons une persécution systématique des minorités et de ceux qui s'opposent à l'annexion illégale de la péninsule».

Quelques heures plus tard, la Pologne a également réagit à la déclaration des États-Unis, en exhortant d'autres États membres de l'ONU à ne pas reconnaître les actions illégales de la Russie en Ukraine.

«Attirant l'attention sur la condamnation unanime par le Conseil européen de la violation de la souveraineté de l'Ukraine, et rejoignant la Déclaration de Crimée faite le 25 juillet 2018 par les États-Unis, la Pologne refuse de reconnaître les revendications territoriales de la Russie concernant les territoires saisis en violation du droit international. Le ministère polonais des Affaires étrangères attire également l'attention sur la détérioration constante de la situation des droits de l'Homme en Crimée. Les habitants de Crimée sont confrontés à une restriction systématique des droits fondamentaux, en particulier la liberté d'expression, la liberté religieuse ou le droit de réunion pacifique. Nous appelons la Russie à respecter le droit international, dont elle s'est engagée à respecter les principes, et à abandonner l'occupation de la Crimée et de la ville de Sébastopol», peut-on lire dans la déclaration.

EH

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