Les alliés ont 2 mois pour contraindre le Kremlin à ouvrir des négociations, selon le président tchèque
Le président de la République tchèque Petr Pavel a fait cette déclaration au journal The Telegraph, rapporte Ukrinform.
Pavel a exprimé des doutes quant à la possibilité que le dirigeant du Kremlin Vladimir Poutine ose annoncer la mobilisation avant les élections législatives prévues le 20 septembre. Toutefois, une fois celles-ci terminées, selon lui, « la marge de manœuvre commencera à se réduire ».
« C’est pourquoi je suis convaincu que nous devons continuer à exercer une pression très forte… Je pense que nous avons aujourd’hui l’occasion d’intensifier cette pression et d’envoyer à la Russie un signal clair indiquant que nous sommes prêts à négocier », a déclaré Pavel à l’issue du sommet de l’OTAN à Ankara.
Selon lui, Moscou se montrera plus disposée à négocier si l’Ukraine conserve la capacité de frapper des cibles situées en profondeur sur le territoire russe et si les alliés continuent d’intensifier la pression sur le Kremlin.
« Si cette pression persiste, si l'Ukraine continue de frapper des cibles en profondeur sur le territoire russe, cela créera les conditions à la négociation pour la Russie… C’est pourquoi nous devons véritablement tout mettre en œuvre pour fournir à l’Ukraine les moyens nécessaires à une défense efficace, ainsi que mobiliser toutes nos capacités diplomatiques pour convaincre la Russie qu’elle n’a d’autre choix que de négocier », a souligné le président tchèque.
Il a également noté que la Russie est actuellement confrontée à de nombreux problèmes internes et que la société russe est de plus en plus fatiguée de la guerre. Dans ces conditions, a ajouté Pavel, Poutine « aura du mal à maintenir le calme à l’intérieur du pays ».
Il a aussi reconnu qu'après quatre ans et demi de combats acharnés, non seulement les pays en guerre, mais aussi tous les États qui les soutiennent, ressentent ce qu’on appelle la « lassitude de la guerre ».
Dans le même temps, selon lui, la grande majorité des Européens est consciente que la paix ne viendra pas simplement grâce à leur volonté de l’atteindre.
« La plupart des gens comprennent que nous devons agir. Ils comprennent aussi que la Russie, sous la direction de Vladimir Poutine, ne prendra pas la décision soudaine de mettre fin à la guerre et de rétablir la paix en Ukraine. Il faut l'y contraindre », a souligné le président tchèque.
Pour rappel, le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte a déclaré que l'Ukraine progressait davantage au front et infligeait plus de dégâts aux infrastructures énergétiques et militaires russes, mais qu’on ne savait toujours pas ce qu’il faudrait pour que le chef de la Fédération de Russie Vladimir Poutine s’assoie à la table des négociations.
