L’Ukraine prévoit d’attirer 800 milliards de dollars pour sa reconstruction et sa croissance sur dix ans
Selon le ministre, il faudra attirer 800 milliards de dollars sur dix ans, les conditions clés pour ces investissements étant des garanties de sécurité et l’intégration européenne.
Oleksiy Sobolev a indiqué que, ces dernières semaines, l’équipe ukrainienne a travaillé avec des partenaires américains et la Banque mondiale sur les volumes de capitaux nécessaires à la reconstruction du pays et à une forte accélération de son développement économique, afin que l’Ukraine devienne économiquement autosuffisanteet que ses citoyens reviennent. Ont également été analysées les sources publiques et privées existantes et potentielles pour les dix prochaines années, ainsi que les instruments pour mobiliser ces fonds.
« Nous venons d’avoir une réunion avec les coordinateurs de sécurité, nous avons validé ce plan et convenu de poursuivre la coopération. Les prochaines réunions auront lieu à Paris dès mardi, pour élaborer un plan conjoint plus détaillé avec les États-Unis, les pays européens, ainsi que le Canada et la Norvège. Le montant estimé des capitaux à attirer en Ukraine sur les dix prochaines années s’élève à 800 milliards de dollars américains, provenant de sources publiques et privées », a expliqué Sobolev.
Selon lui, environ 500 milliards de dollars devraient provenir en priorité de sources publiques, sous forme de dons et de prêts concessionnels.
« Cela inclut des fonds à rembourser et d’autres non remboursables. Nous avons convenu de travailler en détail au cours des deux prochaines semaines sur les sources déjà identifiées, les engagements supplémentaires possibles, et le volume que le secteur privé pourrait financer – c’est-à-dire dans quels secteurs économiques il existe suffisamment de projets sur dix ans pour attirer les investisseurs privés », a précisé le ministre de l’Économie.
Il a souligné qu’il faut désormais coordonner avec tous les pays ces chiffres par secteur, ainsi que les besoins globaux et les sources de financement mobilisables sur dix ans.
« Mais le secteur privé n’arrivera qu’une fois qu’un cadre de sécurité et une stabilité macrofinancière seront en place… Je tiens à ajouter que, dans les discussions tant avec les Américains qu’avec les Européens, il n’y a aucune divergence : notre intégration européenne est le principal catalyseur et la base de cette prospérité économique », a conclu Sobolev.