Les Pays-Bas vont accorder 327 millions d'euros à la reconstruction de l'Ukraine
Comme l’a indiqué au correspondant d’Ukrinform le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas, ces fonds seront consacrés à un soutien non militaire, notamment à la remise en état du réseau énergétique et des infrastructures essentielles, à l’aide humanitaire et au soutien au secteur privé.
« Le gouvernement accordera 327 millions d’euros supplémentaires pour la période 2027-2029 afin de contribuer à la reconstruction et au relèvement de l’Ukraine. Ce montant vient s’ajouter aux 878 millions d’euros d’aide non militaire déjà promis pour cette période », a indiqué le ministère.
Selon le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Tom Berendsen, la situation géopolitique mondiale évolue, c’est pourquoi l’Europe et les Pays-Bas doivent renforcer leurs positions.
« La situation géopolitique mondiale évolue. L’Europe et les Pays-Bas peuvent sortir renforcés de ce processus, mais nous devons redoubler d’efforts dès maintenant. Le gouvernement reste déterminé à garantir notre sécurité, notamment en soutenant l’Ukraine. Et pour rendre l'UE plus forte, nous nous concentrons sur l'amélioration de la compétitivité et la modernisation du budget », a-t-il déclaré.
Au total, le gouvernement néerlandais a également prévu 1,1 milliard d'euros de financement supplémentaire pour la coopération au développement pour la période 2027-2029. Ces fonds devraient notamment être consacrés à l’aide humanitaire, à la lutte contre le changement climatique, à la sécurité, au soutien à l’accueil des réfugiés dans les régions proches des zones de conflit et au renforcement de l’État de droit démocratique.
Par ailleurs, le gouvernement souhaite renforcer la position internationale des entreprises néerlandaises et accroître leur capacité à générer des revenus.
Pour ces entreprises, il est essentiel de disposer de marchés ouverts, de règles claires et d’une concurrence équitable. Parallèlement, la réduction des dépendances reste l’une des priorités : le gouvernement souhaite rendre les Pays-Bas et l’Europe plus résistants aux pressions économiques.
« Les conflits, la pauvreté, les maladies et le changement climatique ne s’arrêtent pas aux frontières nationales et touchent souvent le plus durement les personnes les plus vulnérables. C’est précisément à un moment où la coopération internationale et l’ordre juridique international sont mis à rude épreuve que les pays doivent continuer à trouver un terrain d’entente et à assumer leurs responsabilités. Les Pays-Bas s’y emploient en venant en aide aux personnes en situation de crise, en soutenant nos alliés, tels que l’Ukraine, et en œuvrant aux côtés d’autres pays en faveur de la paix, de la sécurité et du développement durable. « Car ce qui se passe dans d’autres parties du monde finit par nous affecter aussi », a souligné Sjoerd Sjoerdsma, ministre du Commerce extérieur et de la Coopération au développement.
Par ailleurs, 35 millions d’euros seront alloués au renforcement du réseau des ambassades et consulats néerlandais.
Au cours des prochaines années, ces fonds serviront notamment à ouvrir de nouvelles ambassades et à investir dans les représentations diplomatiques existantes. Le gouvernement se concentrera sur les marchés émergents importants, les pays revêtant une grande importance géopolitique, ainsi que sur les régions où les Pays-Bas peuvent contribuer à la protection des droits de l’homme et de la démocratie.
En 2029, les Pays-Bas assumeront la présidence de l’Union européenne. Le ministère néerlandais des Affaires étrangères coordonnera et organisera cette présidence. Le gouvernement allouera au total plus de 156 millions d’euros à ces fins.
Il convient de noter que, traditionnellement, le troisième mardi de septembre a lieu le Prinsjesdag (le Jour du Prince – ndlr) – il s’agit d’un événement annuel majeur dans la vie politique des Pays-Bas, au cours duquel le gouvernement présente officiellement au Parlement le budget de l’État pour l’année suivante ainsi que ses principales orientations.
Pour rappel, les Pays-Bas appellent l'Europe à développer ses propres intercepteurs de missiles balistiques.
