Le renseignement ukrainien publie la liste de 51 navires transportant du pétrole russe et du grain volé
Selon le GUR, ces navires figurent dans la section « Navires maritimes » du portail War&Sanctions. Ils permettent à la Russie de remplir ses caisses grâce à l’exportation de pétrole et de financer la poursuite de la guerre.
La liste comprend des navires pétroliers qui assurent le transport maritime de pétrole brut et de produits pétroliers russes, ainsi que des cargos qui collaborent avec Moscou et entrent dans les ports fermés situés sur les territoires temporairement occupés d’Ukraine, notamment à Marioupol et à Kertch.
La Russie utilise systématiquement sa logistique maritime non seulement pour exporter son pétrole, mais aussi pour évacuer des ressources ukrainiennes volées : céréales, minerais et charbon. Dans le même temps, elle tente d’intégrer les territoires occupés à son système économique en ouvrant ces ports à des navires étrangers.
Pour masquer ces opérations, la Russie recourt à des navires battant pavillon de pays tiers, y compris ceux qui déclarent officiellement soutenir la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine.
Le GUR souligne que les capitaines de ces navires constituent un maillon essentiel : ils disposent de toutes les informations sur l’origine réelle des cargaisons, leur nature et les itinéraires empruntés.
La Direction générale du renseignement appelle les États qui, à l’Assemblée générale de l’ONU, ont réaffirmé leur attachement à la souveraineté, à l’indépendance et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues, à prendre des mesures concrètes pour empêcher les navires battant leur pavillon d’entrer dans les ports maritimes fermés situés sur les territoires temporairement occupés.
Elle demande également à l’Organisation maritime internationale d’inviter tous ses États membres à respecter le régime des ports fermés en Ukraine occupée et à sanctionner les navires qui le violent. Les pays de pavillon doivent renforcer le contrôle sur les mouvements de leurs navires, tandis que les pays partenaires sont invités à imposer de nouvelles sanctions contre les personnes physiques et morales russes ou étrangères, ainsi que contre les navires impliqués dans ces activités illégales.
Enfin, le GUR s’adresse directement aux équipages : participer à des opérations illégales dans les ports ukrainiens équivaut à une complicité dans l’agression. La responsabilité des capitaines pour leur implication dans ces activités russes est inévitable
Photo: Geir Vinnes/VesselFinder