Guerre en Ukraine : au moins 70 civils tués et plus de 500 blessés depuis le début du mois de mai
« L'ampleur des pertes civiles et l'étendue du territoire touché en si peu de jours sont particulièrement alarmantes », a déclaré Danielle Bell, cheffe de la mission de surveillance de l'ONU (HRMMU).
Les bombardements ont visé des villes sur l'ensemble du territoire, de Zaporijjia à Kramatorsk, jusque dans l'ouest du pays. À Zaporijjia, des bombes aériennes ont frappé une zone industrielle mardi, tuant 12 personnes. À Kramatorsk, des frappes en plein centre-ville ont fait au moins 6 morts.
L'ONU souligne que ces attaques surviennent souvent en pleine journée dans des quartiers densément peuplés. « Les victimes vaquaient à leurs occupations ordinaires : travail, courses, trajets quotidiens. Dans ces conditions, le massacre de civils est prévisible », a précisé Mme Bell.
Le personnel d'urgence paie également un lourd tribut. Dans la région de Poltava, deux agents ont été tués par une « double frappe » (une seconde attaque contre un site déjà touché). À Kherson, un drone a délibérément visé du personnel médical qui portait assistance aux blessés d'une première frappe.
Bien que l'Ukraine ait instauré un régime de silence ce mercredi — en réponse à une trêve annoncée par Moscou pour les célébrations du 9 mai — les autorités ukrainiennes ont déjà signalé de nouvelles attaques russes quelques heures seulement après son entrée en vigueur.
Malgré ce climat d'insécurité, l'aide humanitaire tente de se frayer un chemin. Au cours des 48 dernières heures, l'OCHA a acheminé des médicaments, du matériel d'hygiène et des matériaux de construction dans les régions de Donetsk et de Kharkiv. Depuis janvier, 20 convois de l'ONU ont permis de secourir 22 000 personnes vulnérables le long de la ligne de front.