Selon le chef de la diplomatie estonienne, plusieurs pays non européens pourraient rejoindre le Tribunal spécial pour le crime d’agression contre l’Ukraine
« Nous prônons également l'adhésion d'un nombre croissant de pays non européens. Je vois des perspectives pour le Canada, l'Australie, le Japon et peut-être d'autres États… J'espère donc que nous verrons assez tôt un tribunal opérationnel », a déclaré le ministre dans un entretien accordé à Ukrinform.
Il a rappelé que l'Estonie pilote le processus de création de ce Tribunal spécial depuis déjà quatre ans.
Selon Margus Tsahkna, si tout le monde évoque la paix, la responsabilité en constitue une composante essentielle. Cette question dépasse le seul peuple ukrainien, puisqu'elle concerne le crime international le plus grave : le crime d'agression.
Le chef de la diplomatie a souligné que l'absence d'un tribunal international pour les crimes du communisme, à l'instar du tribunal de Nuremberg, explique en réalité la poursuite de cette agression aujourd'hui.
« Nous avons donc besoin d'un Tribunal. Je ne suis pas optimiste, je suis réaliste, mais nous progressons. Personne ne s'attendait vraiment à ce que tant de pays nous rejoignent désormais. Il nous en fallait 16, nous en comptons aujourd'hui 45, et les adhésions continuent d'augmenter », a affirmé le vice-ministre.
Photo : Olha Tanasiytchouk