En juillet 2026, les drones russes à courte portée ont tué 111 civils ukrainiens près du front
C'est précisément cette superposition des menaces qui caractérise la situation actuelle. Missiles et drones à longue portée dans les grandes agglomérations, bombes planantes contre les villes proches du front, drones à courte portée dans les zones de combat. Quelques frappes particulièrement meurtrières ont fait bondir le bilan, mais l'ONU souligne que celui-ci est également alimenté par une multitude d'attaques quotidiennes faisant chacune quelques victimes.
« Les civils sont confrontés à des risques accrus en raison de l'utilisation croissante de missiles et de drones dans les centres urbains, de bombes planantes dans les villes plus proches de la ligne de front et de drones à courte portée », a résumé Danielle Bell, qui dirige la Mission de surveillance des droits de l'homme des Nations unies en Ukraine. « Ensemble, ces attaques font augmenter le nombre de victimes civiles dans différentes régions d'Ukraine. »
La responsable onusienne a précisé qu'avec plus de 3 000 civils tués ou blessés en un mois, l'Ukraine a enregistré en juillet son bilan le plus lourd depuis le début de l'invasion russe.
Depuis le 24 février 2022, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a pu vérifier la mort d'au moins 16 874 civils en Ukraine, dont 820 enfants, et 51 273 blessés. Un bilan que l'organisation considère comme inférieur à la réalité. Après plus de quatre années de guerre à grande échelle, juillet 2026 marque surtout un retournement inquiétant. Loin de s'éloigner des niveaux de violence des premiers mois de l'invasion, le coût humain de la guerre s'en rapproche de nouveau.