L'Europe travaille à un format alternatif de négociations pour la paix en Ukraine, selon le New York Times
« Les trois pays européens redoutent que le président Trump les écarte de toute négociation sur la guerre russo-ukrainienne et travaillent ensemble pour garantir à l'Europe une place à la table des négociations », ont déclaré les sources du quotidien américain.
Paris et Berlin jouent un rôle de premier plan dans l'élaboration d'une position commune, tandis que Londres, où le gouvernement vient de changer, participe aux discussions avec prudence, soucieuse de ne pas compromettre ses relations avec Washington.
Selon les interlocuteurs du NYT, l'arrêt de la guerre en Ukraine et les relations avec la Russie sont trop importants pour l'Europe pour qu'elle s'en remette aux seuls États-Unis, dont la politique apparaît de plus en plus imprévisible.
Les Européens veulent donc s'assurer qu'aucun accord de paix ne soit conclu sans leur participation, tout en reconnaissant que toute négociation avec Moscou passera par une médiation américaine.
« L'enjeu est immense pour l'Europe. La guerre en Ukraine est une question de sécurité majeure, et une victoire russe aurait des conséquences considérables. La Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne, format informel de coordination diplomatique connu sous le nom de « E3 », estiment qu'elles doivent être les principaux négociateurs aux côtés de l'Ukraine », souligne l'article.
Les détails des options envisagées par les diplomates des trois pays pour une participation européenne aux négociations de paix ne sont pas divulgués.
Photo : Présidence ukrainienne