La Russie intensifie l’utilisation du port de Marioupol pour l’intégrer à son économie
« En réalité, il s’agit d’une appropriation illégale de l’infrastructure ukrainienne et de son intégration dans le système logistique de l’État agresseur », précise le renseignement ukrainien.
Les occupants remplacent les normes ukrainiennes par des standards russes, effaçant la juridiction ukrainienne. L’ouverture du port aux navires étrangers vise à créer une illusion de « légalité » et à contourner les sanctions. Les projets incluent le dragage du canal et l’extension des installations de transbordement, confirmant l’intention de faire de Marioupol un nœud logistique central des territoires temporairement occupés.
Parallèlement, la situation sociale se dégrade rapidement : la cantine scolaire a été suspendue faute de financement de la part des autorités d’occupation. Les habitants attendent depuis des années les logements promis : au lieu de compenser les bâtiments détruits, on construit des immeubles de grande hauteur inaccessibles pour la population locale.
La confiscation simplifiée des logements « sans propriétaire » permet aux occupants de s’approprier massivement les appartements de personnes décédées, parties ou ayant perdu leurs documents. La ville est également utilisée comme terrain d’entraînement pour les troupes russes.
« Pour la Russie, Marioupol n’est ni une ville ni une communauté, mais un trophée et une ressource. Sous couvert de propagande sur la “reconstruction”, Moscou montre la complète dégradation de sa politique : mépris de la vie humaine, exploitation cynique des territoires occupés et violation délibérée du droit international », conclut le renseignement ukrainien.
Selon Ukrinform, les autorités russes prévoient de confier les ressources de Marioupol aux unités « Akhmat » en échange de la loyauté des responsables tchétchènes.
Photo : le Service de renseignement extérieur ukrainien