L’Ukraine synchronise ses sanctions avec l'Union européenne face à la Russie et ses soutiens
Dans un effort de coordination avec ses alliés occidentaux, l'Ukraine a officialisé l'adoption des restrictions issues du 20e paquet de sanctions de l'UE. Si une partie des cibles faisait déjà l'objet de mesures restrictives de la part de Kyiv, ces nouveaux décrets étendent le gel des avoirs et les interdictions commerciales à 16 citoyens russes et 31 entreprises supplémentaires. Parmi les pays visés par ces sanctions pour leur rôle de plateforme de contournement ou de soutien logistique figurent la Biélorussie, les Émirats arabes unis, le Kirghizistan, le Kazakhstan et l'Ouzbékistan.
Le décret présidentiel frappe de plein fouet l'appareil militaire russe, en ciblant des fabricants de systèmes de guerre électronique, de logiciels de guidage et de composants de drones, à l'instar des entreprises Atlant Aero et Irz-Zviazok. Les secteurs stratégiques de l’extraction d’or, de pétrole et de gaz sont également visés. À l'international, plusieurs sociétés basées aux Émirats arabes unis, accusées de fournir à Moscou des machines-outils, du matériel de laboratoire et des pièces de rechange pour l'aviation commerciale, sont désormais interdites de commerce avec l'Ukraine.
Sur le plan individuel, Kyiv a inscrit sur sa liste noire des figures de l'appareil répressif russe, notamment la procureure Lioudmila Balandina et le juge Dmitriy Gordeev, tous deux accusés de persécutions politiques contre les voix anti-guerre. La présentatrice et figure de la propagande du Kremlin, Maria Sittel, est elle aussi sanctionnée.
Enfin, le décret cible directement le réseau de soutien militaire international de Moscou. Dix-neuf ressortissants iraniens, sept Soudanais et onze entreprises de la République islamique impliquées dans le développement et la livraison de missiles balistiques et de drones d'attaque à l'armée russe figurent désormais parmi les entités sanctionnées.
« Nous finalisons déjà le travail conjoint sur les prochains volets de sanctions avec l'UE et nos partenaires, notamment le 21e paquet », a prévenu Vladyslav Vlassiouk, conseiller de la présidence ukrainienne chargé de la politique des sanctions, réitérant la volonté de Kyiv de maintenir une pression maximale sur l'économie de guerre de Moscou.
Photo : Présidence ukrainienne