L’Ukraine sanctionne 23 entreprises et 20 personnes liées à l’industrie militaire russe
« Les sanctions visent 23 entreprises et 20 personnes qui leur sont liées, lesquelles produisent et fournissent des équipements et des composants au complexe militaro-industriel russe et aux forces de sécurité russes en contournant les sanctions », indique un communiqué publié sur le site de la présidence ukrainienne.
Parmi les entités visées figurent notamment la société Kidma Tek, qui fabrique des équipements optiques, des systèmes de défense antiaérienne et des lance-roquettes multiples, et assure la réparation de missiles aéronautiques et de missiles antichars guidés.
Le décret concerne également l’usine Morozov, qui fait partie de la structure du groupe Rostec, lui-même sous sanctions. L’entreprise produit notamment des explosifs, du propergol pour missiles et des matériaux destinés aux systèmes de missiles. Elle fournit notamment des charges de propergol solide pour les moteurs des missiles balistiques Iskander-M.
La liste comprend également la société Spetselektronkomplekt, qui participe à la production de missiles aéroportés guidés, ainsi que l’entreprise Aurum, qui fournit des systèmes de guerre électronique et des drones aux forces russes.
Des entreprises russes du secteur informatique figurent également parmi les entités sanctionnées. Elles développent notamment des solutions numériques et des logiciels de sécurité informatique pour des clients publics et privés.
« Nous poursuivons notre travail systématique pour sanctionner les fabricants d’armements, notamment de missiles balistiques, ainsi que les autres entreprises qui contribuent au fonctionnement du complexe militaro-industriel russe. Chaque entreprise privée d’accès aux composants, aux technologies ou au financement produira moins de missiles balistiques, de drones et d’autres armes destinées à la guerre. Plus les États seront nombreux à se joindre à ces restrictions, plus les capacités de la Russie à mener des frappes contre l’Ukraine seront affaiblies », a souligné Vladyslav Vlasiouk, conseiller du président et commissaire aux sanctions.