Selon l’ISW, Moscou cherche à entraver non seulement les exportations maritimes en Ukraine, mais aussi les exportations terrestres
Les analystes de l’ISW rappellent qu’en décembre 2025, la Russie avait déjà frappé le pont de Maïaky. Cette fois, les forces russes auraient visé cet ouvrage stratégique « afin d’entraver l’exportation de céréales ukrainiennes et d’autres marchandises par un corridor terrestre alternatif, que l’Ukraine utilise depuis que les frappes russes ont perturbé ses exportations par voie maritime ».
Les analystes de l’Institut soulignent que la Russie a intensifié ses efforts visant à compromettre les capacités d’exportation de l’Ukraine depuis juillet 2026. Ainsi, l’ancien ministre ukrainien de la Politique agraire et de l’Alimentation, Mykola Solsky, avait indiqué que les frappes russes avaient détruit 60 000 tonnes de céréales dans le port de Tchornomorsk, dans la région d’Odessa, dans la nuit du 19 juillet. Le 31 juillet, le porte-parole de la Marine ukrainienne, Dmytro Pletenchouk, avait indiqué que les forces russes avaient déjà endommagé plus de 20 navires et considérablement ralenti le fonctionnement du corridor maritime. Le Conseil agraire ukrainien avait déclaré le 15 juillet que l’Ukraine avait perdu environ un tiers de ses capacités d’exportation de céréales en raison des frappes russes de missiles et de drones contre les infrastructures portuaires ukrainiennes.
Le nouveau ministre ukrainien de la Politique agraire et de l’Alimentation, Taras Vysotsky, a récemment indiqué que les frappes russes contraignaient l’Ukraine à rechercher des itinéraires alternatifs passant par le Danube pour exporter des céréales et d’autres marchandises.
Ainsi, selon l’ISW, la Russie semble désormais déplacer les cibles de ses frappes du corridor maritime ukrainien vers le corridor terrestre, afin d’entraver davantage les exportations de céréales ukrainiennes et d’aggraver la situation économique du pays.
« Les forces russes déplacent probablement les cibles de leurs frappes du corridor maritime ukrainien vers le corridor terrestre afin d’entraver spécifiquement les exportations de céréales ukrainiennes et, plus largement, de détériorer l’économie ukrainienne », indique le rapport.
Photo: mindev.gov.ua