Zelensky a donné une semaine à Loukachenko pour enlever les répéteurs frontaliers
Le chef de l'État a souligné que le Bélarus est capable de démanteler ces installations par ses propres moyens et que, faute de quoi, l'Ukraine pourrait prendre les mesures appropriées dans une semaine. Zelensky a fait cette déclaration lors d'un entretien conjoint avec le président hondurien Nasri Asfura et des journalistes à Kyiv, rapporte un correspondant d'Ukrinform.
« La Russie va maintenant continuer à le pousser (Alexandre Loukachenko, autoproclamé président du Bélarus – ndlr) dans cette guerre. Il sait désormais que l'Ukraine ripostera. Aujourd'hui, il a des répéteurs sur ses tours – les répéteurs russes ou bélarusses. Quelle importance cela a-t-il pour nous ? Sur son territoire, le long de deux régions frontalières de l'Ukraine, se trouve un équipement qui permet de tirer sur la population ukrainienne. Directement sur la population. Nous n'avons pas un front aussi fort là, avec le Bélarus. Ils tuent des civils. Il y a des répéteurs sur les tours correspondantes. Il peut les enlever. Pourquoi prétendre qu'il ne veut pas de guerre ? Qu'il démonte cet équipement, qu'il le désactive. Je pense qu'une semaine lui suffira. Pourquoi est-ce que je parle d'une semaine ? Parce que chaque jour, nos civils meurent à cause de cela, des enfants sont blessés. S'il ne le fait pas, nous le ferons », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, Zelensky a souligné que l'Ukraine met tout en œuvre pour empêcher les Russes de vendre du pétrole et de fournir du diesel et du fioul à son armée. Selon lui, l'industrie de raffinage pétrolier bélarusse est aujourd'hui l'un des principaux fournisseurs de l'armée russe.
Le président a également rappelé qu'au début de la guerre, le territoire ukrainien avait été attaqué par des missiles bélarusses. Zelensky a indiqué que Loukachenko avait alors téléphoné pour présenter ses excuses et affirmer qu'il n'avait pas pu contrôler la situation. Le chef de l'État a insisté sur le fait qu'il ne croyait pas aux paroles du dirigeant bélarusse.
Photo : Cabinet du Président