Après l’ouverture du premier cluster, l’Ukraine et la Moldavie avanceront séparément vers l’UE, selon Ursula von der Leyen
« Après l’ouverture du premier cluster, chaque pays candidat est responsable de sa propre trajectoire, car il doit respecter ses engagements en matière de réformes, et ces réformes diffèrent selon les pays candidats », a expliqué Ursula von der Leyen lors d’une conférence de presse conjointe avec le président du Conseil européen António Costa et la présidente de la Moldavie Maia Sandu.
Elle a souligné que l’évaluation des progrès reposera exclusivement sur le mérite. Cela doit permettre aux pays d’identifier clairement les étapes nécessaires pour satisfaire aux exigences de l’UE, après quoi Bruxelles respectera ses propres engagements.
De son côté, António Costa a ajouté que cette approche ne signifie pas un ralentissement du processus, car tout dépend du rythme des réformes. Il a salué la forte dynamique de la Moldavie dans la mise en œuvre de ses engagements.
Dans le même temps, António Costa a insisté sur l’importance du contexte géopolitique, qui oblige toutes les parties à travailler plus intensément et plus rapidement, sans abaisser le niveau des critères d’adhésion.
« Tant les pays candidats que les États membres doivent comprendre et ressentir l’urgence de remplir leurs engagements. Cela ne signifie pas oublier les critères. Cela signifie que tous doivent travailler plus dur et plus vite pour respecter ces critères et avancer aussi rapidement que possible », a déclaré le président du Conseil européen.
Comme l’a rappelé Ukrinform, le 15 juin, lors de conférences intergouvernementales avec l’Ukraine et la Moldavie à Luxembourg, l’Union européenne a officiellement ouvert le premier cluster des négociations d’adhésion pour ces deux pays candidats.
La question de l’ouverture des négociations avait été traitée dans un paquet unique, notamment en raison du blocage prolongé par la Hongrie du lancement des négociations avec l’Ukraine.
Photo : Parlement européen