La Bretagne soutien l’Ukraine : Plusieurs manifestations en soutien aux otages politiques

La Bretagne soutien l’Ukraine : Plusieurs manifestations en soutien aux otages politiques

Ukrinform
Plusieurs manifestations en soutien aux prisonniers politiques ukrainiens, détenus en Russie et sur les territoires occupés de l’Ukraine, ont eu lieu ce week-end en Bretagne, France.

Ces manifestations ont été organisées par le collectif "Amitié-Solidarité Bretagne/Ukraine".

" On a un homme, Vladimir Poutine, qui se maintient au pouvoir depuis 20 ans, à coup de mensonges, de meurtres, de censure, de propagande, de corruption (y compris en France), qui suscite le chaos dans le monde, qui incendie son pays dans une perfusion de haine nationaliste comme seul ciment social. Ce n'est pas acceptable. C'est encore moins acceptable quand cet individu envahit le territoire d'un autre Etat, s'en approprie la population comme des esclaves en "annulant" leur nationalité (ukrainienne), les déportant dans un autre pays (la Russie) grâce à des "jugements" tirés de "témoignages" arrachés sous la torture. Aujourd'hui, Oleg Sentsov risque de mourir, il y a urgence à faire quelque chose. Pourtant, compte-tenu des délais, compte-tenu de la coupe du monde de football, compte-tenu du peu de personnes concernées au même endroit, compte-tenu des distances, il aurait été difficile de rassembler , chez nous en Bretagne, plusieurs personnes dans une même manifestation. Donc,  nous pensons qu'il est possible d'avoir plusieurs petits événements dans de nombreux endroits ", a raconté Bernard Grua, activiste français et un des organisateurs de la flashmob.

La flashmob a été lancée le 15 juin avec un petit rassemblement à Damgan (Morbihan) près de l'estuaire de la Vilaine.

À Nantes (Loire-Atlantique), une dizaine de personnes se sont ressemblées le 16 juin devant le lieu emblématique de cette ancienne capitale bretonne : le château des Ducs de Bretagne. De façon très inattendue, alors que le groupe se trouvait sur l'esplanade du cours St Pierre, l'hymne national ukrainien a été diffusé depuis le château. 

Aucune musique ne l'a précédé ni ne lui a succédé. La personne qui en a été à l'origine n'est pas connue.

Le 16 juin également, quelques activistes français et ukrainiens se sont données rendez-vous sur  le principal marché de Rennes (Ille et Vilaine). Ils distribuaient des tracts et  expliquaient aux passant  la situation en Russie actuelle, où les procès néo-staliniens sont organisés contre ceux qui pacifiquement s'opposent aux violations du droit international ainsi qu'aux violations des droits de l'homme pratiquées par le régime de Vladimir Poutine, notamment à l'égard des citoyens ukrainiens de la Crimée occupée.

" Il me semble nécessaire d'alerter la population concernant le sort des prisonniers politiques ukrainiens incarcérés en Russie. Faire une action visible et au plus près des concitoyens est un excellent moyen d'engager des discussions et d'intéresser des personnes non informées par la situation. De plus, organiser des mobilisations dans des plus petites villes et en dehors des capitales est un moyen pour montrer aux prisonniers politiques ukrainiens qu'ils ont du soutien vraiment partout ", a déclaré Thomas Nouvion, activiste de Rennes.

En dépit du temps pluvieux, plusieurs personnes ont participé à la flashmob de Pont-Aven  réalisée à l'initiative de l'association "Presvyata Pokrova",  devant la tchaïka, qui a été restaurée sur place au cours des deux derniers étés. Il s'agit  de la première reconstitution d’un navire cosaque du XVII e siècle, lancée à Lviv (Ukraine) en 1992 sous le nom de "Presvyata Pokrova".

Les activistes ne comptent pas s’en arrêter là et préparent déjà les autres actions afin d’attirer l’attention des Bretons sur les crimes commis par le régime de Poutine en Ukraine, en Syrie et en Russie, aussi.

" Il faut être clair, des petites flashmob ne sont pas des soutiens à l'Ukraine. Elles ne permettront pas le retour de la Crimée en Ukraine et les départ des agresseurs russes dans le Donbass. En revanche, il est important de montrer que nous pensons à ces prisonniers-otages de Poutine. C'est important pour eux, un peu comme des lettres d'encouragement envoyées à ces hommes privés de liberté. C'est important, aussi, pour les Ukrainiens, afin de relativiser la propagande, de quelque bord que ce soit,  essayant de faire penser que notre pays est un pays composé exclusivement de collabos de Poutine ", a résume Bernard Grua.

EH


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