Le ministre de l’Intérieur a qualifié de fausse l'information sur un prétendu « centre de torture » de la Garde nationale à Petropavlivska Borсhtchahivka
Cette déclaration a été faite par le ministre de l’Intérieur de l’Ukraine Ivan Vyhovsky, lors d’un point de presse, rapporte un correspondant d’Ukrinform.
Selon lui, les informations concernant la « salle de torture » et les victimes ont été diffusées par une femme qui s’est présentée comme infirmière. Cette dernière et le conducteur de l’« ambulance » ont été interpellés sur le fondement de l’article 208 du Code de procédure pénale ukrainien.

Vyhovsky a qualifié les événements de mise en scène.
« Tout a commencé lorsque cette pseudo-infirmière est arrivée à bord d’un véhicule aménagé en ambulance et arborant l’écusson des services de secours d’urgence. Cette femme a diffusé un direct avec beaucoup d’émotion, qui a été suivi par de nombreuses personnes. À la suite de cette diffusion, une foule a commencé à se rassembler sur place », a déclaré le ministre.
Il a émis l’hypothèse que la femme aurait pu chercher à faire sortir illégalement un militaire qui avait auparavant quitté son unité sans autorisation.
Il a expliqué qu’au départ, quatre militaires avaient été conduits hors du bâtiment : deux qui y avaient été ramenés après avoir quitté leur unité sans autorisation, et deux autres, mobilisés, qui attendaient d’être envoyés en formation militaire de base. Par la suite, la foule a commencé à exiger la libération de 17 autres militaires, qui se trouvaient également dans le bâtiment et se préparaient à partir en formation.

Selon Vyhovsky, afin de ne pas exposer les militaires à un danger, il a été décidé de les évacuer en bus et de quitter les lieux. Cependant, les personnes présentes ont empêché le véhicule de partir.
Le ministre a également souligné que le bâtiment était loué légalement par la Garde nationale. Il a assuré que le ministère de l’Intérieur mènerait une enquête interne afin d’établir les circonstances des événements.
Pour rappel, le Bureau national d’enquête a ouvert une procédure pénale concernant les événements survenus le 2 novembre à Petropavlivska Borchtchahivka.