Un inspecteur de prison russe accusé de torture sur des prisonniers de guerre ukrainiens
Le SBU rappelle avoir déjà notifié par contumace, au printemps dernier, des soupçons à l'encontre du directeur et du chef de service de ce centre de détention pour l'organisation de tortures massives visant des prisonniers de guerre ukrainiens.
L'implication de leur subordonné, Sergueï Kot, dans la torture de militaires des Forces armées d'Ukraine détenus illégalement dans cet établissement russe depuis le début de la guerre à grande échelle est désormais documentée.
L'enquête a établi que le suspect a personnellement infligé de nombreux coups de poing et de pied aux prisonniers ukrainiens, tout en utilisant contre eux une matraque en caoutchouc de type PR-73 et un pistolet à impulsion électrique.
Après les séances de torture, les gardiens russes laissaient les victimes sans aide médicale dans des cellules surpeuplées, a souligné le SBU.
Ces agissements constituent une violation grave des articles 4, 13, 14 et 15 de la Convention de Genève relative au traitement des prisonniers de guerre du 12 août 1949, qui interdit tout acte illégal ou toute omission de la part de la puissance détentrice entraînant un risque grave pour la santé des prisonniers confiés à sa garde, lorsqu'ils sont commis en réunion.
Sur la base des preuves recueillies, les enquêteurs du SBU ont notifié par contumace à Sergueï Kot sa mise en examen en vertu de la partie 1 de l'article 438 du Code pénal ukrainien (crimes de guerre).