Les alertes aériennes perturbent deux jours d’école sur trois en Ukraine
Le porte-parole de l’UNICEF, Ricardo Pires, a indiqué lors d’un point de presse à Genève que les enfants ont subi en moyenne 34 heures d’alertes pendant les heures de cours depuis le début de l’année scolaire 2026-2027, ce qui équivaut à plus de 13 % du temps d’enseignement prévu.
Entre septembre et octobre 2026, une alerte a retenti durant 65,9 % des journées scolaires, contre 37,4 % à la même période en 2025. En un an, la durée moyenne de ces interruptions pendant la classe a presque doublé.
À Kyiv, le nombre d’alertes recensées pendant les cours a bondi, passant de 12 en septembre 2025 à 71 en septembre 2026. La situation s'avère particulièrement critique dans les régions de Dnipropetrovsk, Kirovohrad et Kharkiv, où les élèves cumulent plus de 60 heures d’alertes depuis la rentrée, soit un quart du volume horaire d’enseignement. Plus de 560 000 enfants subissent directement ces perturbations au quotidien.
Depuis le début de l’invasion à grande échelle en février 2022, l’ONU a recensé près de 2 000 attaques contre des établissements scolaires, dont environ 270 pour la seule année 2026.
Pour faire face à cette crise, l’UNICEF collabore avec le gouvernement ukrainien afin de garantir la continuité de l’apprentissage et la sécurité des élèves. L’organisme priorise l’aménagement d'abris scolaires sécurisés, le soutien scolaire et la prise en charge de la santé mentale des enfants.