Marco Rubio : Les revendications territoriales de la Russie sur la région de Donetsk demeurent le principal obstacle dans les négociations
« Il ne reste qu’une seule question… les revendications territoriales concernant Donetsk (la région dans son ensemble – ndlr). Un travail actif est en cours afin de tenter de rapprocher les positions des deux parties sur ce point », a-t-il indiqué.
Répondant aux questions des sénateurs sur l’état des négociations, Rubio a souligné que ces revendications constituaient un obstacle qu’il faudra franchir. « Il subsiste un écart, mais au moins nous sommes parvenus à réduire les divergences à une question centrale unique, qui sera probablement très difficile », a-t-il ajouté.
Selon le chef de la diplomatie américaine, les négociations se poursuivront cette semaine — sous format bilatéral ou trilatéral, avec la participation des États-Unis.
« Mais ce ne seront pas Steve et Jared (l’envoyé spécial Steve Witkoff et le gendre du président américain Jared Kushner, qui avaient participé au cycle précédent des discussions – ndlr). Nous essayons d’aller plus loin », a-t-il précisé.
Marco Rubio a également indiqué que les garanties de sécurité pour l’Ukraine avaient été convenues entre Washington et Kyiv, tout en soulignant le rôle déterminant du facteur russe.
« On peut dire qu’elles sont convenues de notre côté. Évidemment, il existe une dynamique russe. Et, bien sûr, toute garantie de sécurité n’entrera en vigueur qu’après la fin du conflit », a-t-il résumé.
Répondant à une autre question des sénateurs, le secrétaire d’État a déclaré qu’un accord de principe avait été trouvé concernant un éventuel déploiement d’un contingent limité de forces européennes — principalement françaises et britanniques — avec un soutien des États-Unis.
« Les futures garanties de sécurité de l’Ukraine seront soutenues par les États-Unis, mais seuls des militaires européens pourraient être déployés sur le terrain », a souligné Rubio.
Dans le même temps, il a insisté sur le fait que la participation américaine constitue la véritable garantie de sécurité, car sans le soutien de Washington, la présence de forces européennes en Ukraine n’aurait aucun sens.
« Le mécanisme de sécurité américain est en réalité la garantie de sécurité. Et je ne minimise en aucun cas le fait que certains pays européens soient prêts à déployer des troupes en Ukraine après la guerre ; je souligne simplement que sans le mécanisme de sécurité américain, cela n’aurait aucune valeur », a conclu le secrétaire d’État.